PARASHA VAYESHEV
VAYESHEV
Celui qui chercherait dans la parasha de cette semaine une suite logique aux évènements qui y sont rapportés, aura l'impression que le seul lien entre les faits et leurs conséquences est... leur manque de suite logique. Yakov Avinou fait faire pour son f
Concernant l'épisode de Yehouda et Tamar, les Sages remarquent : "Reuven était occupé par son repentir, Yehouda était occupé à chercher une épouse, tandis que D. était occupé à créer la lumière du Messie". Rabbi Yohanan dit: "Yehouda avait l'intention de
Il est naturel que l'homme oeuvre en fonction du succès et des résultats qu'il estime seront le fruit de son labeur. Mais les Midrashim cités nous montrent que le succès ne dépend pas de nous. Le monde est dirigé par un Maître suprême qui décide de la co
Sur la base de ce principe, les Hashmonayim n'avaient pas la moindre chance de remporter la victoire et ils ont combattu une guerre qui semblait perdue d'avance. Si la victoire dépendait d'eux, ce serait effectivement de la folie de s'engager dans une gu
En passant, notons qu'en fait, lorsque quelqu'un agit sans l'intention expresse de réussir, il aura du succès, comme écrit le Rambam au sujet du commandement de donner la tzedaka. "Donner la tzedaka ne cause aucun manque, cette mitzva n'entraîne jamais u
de même de toutes les autres mitzvot, l'homme ne subira aucune perte sérieu
se en remplissant son devoir et ses obligations". Les Hashmonayim ont vu de
s miracles de leurs jours, et il en est de même nos jours.
BENIS SOIS-TU, QUI SOUTIENT ET PROTEGE LES JUSTES
Il est écrit dans notre section: "Leurs
chameaux étaient chargés d'aromates..." (37:25). Il faut se demander pourqu
oi la Thora décrit ce que ces marchands transportaient. "Afin de nous faire
savoir la récompense des Justes. En général, les marchands Arabes transpor
tent du pétrole et du goudron qui ont une mauvaise odeur, mais dans le cas
de Yossef, il se trouva qu'ils transportaient des encens afin que ce Juste
ne soit pas importuné par des odeurs désagréables" (Rashi, ad. loc.).
Il faut signaler ce qu'écrit le Gaon de Vilna dans son commentaire de la prière
"Béni Sois-Tu, qui soutient et protège les Justes". Le Saint Béni Soit-Il soutient ceux qui s'appuient sur lui, et Il accorde leurs demandes, mais seulement après quelque temps. Avant la réalisation de leurs prières, Il les soutient, afin qu'entretemps, i
Ce fut l
e cas durant l'exil d'Egypte. Avant d'en arriver au but - la sortie d'Egypt
e - D. Se manifesta aux Enfants d'Israel par des miracles et des merveilles
, afin qu'ils gardent leur confiance et restent attachés à Lui d'une foi to
tale, ensuite ils sortirent en grande pompe... De même à l'avenir, "Je te m
ontrerai des merveilles semblables à celles des jours de ta sortie d'Egypte
", car D. est notre soutien et nous plaçons notre confiance en Lui.
(Sidour Bney Eliyahou)
UN BILLET DE LOTERIE
La Providence divine oeuvra pour Yosse
f en dehors des lois de la nature, c'est pourquoi il n'avait pas besoin de
faire de grands efforts pour réussir, tandis qu'envers Yakov, la Providence
oeuvra dans le cadre des lois de la nature, il devait donc se donner du mal
dans tout ce qu'il faisait. Dans un tel cas, l'homme ne sent ni combien ni
comment D. lui vient en aide.
Une fois, un homme malheureux se présenta ch
ez le Hafetz Hayim. Il déversa devant lui l'amertume qui remplissait son coe
ur et raconta le dénuement dans lequel il vivait. Comme il parlait, il devi
nt clair que cet homme avait toujours eu de quoi nourir sa famille, mais to
ut juste. Dernièrement, il fut pris du désir de s'enrichir et il acheta un
billet de loterie nationale. Il pria jour et nuit pour que D. le fasse gagn
er. Sa prière fut accordée, et il remporta un prix de vingt mille roubles,
mais après quelque temps, il perdit cette fortune dans une mauvaise affaire
et il redevint indigent comme devant, ayant à peine de quoi subvenir aux b
esoins de sa famille.
Le Hafetz Hayim sympathisa avec les peines de cet ho
mme, et lui dit: "Malheureusement, je suis incapable de t'aider. Il est dit
dans le livre Hessed Avraham, que la richesse ou la pauvreté de chaque hom
me est décidée du Ciel, ainsi que ses revenus de chaque semaine. Etant donn
é que tu reçois ce qui te revient, pourquoi déranger D. avec des billets de
loterie? Ce billet gagnant, que tu as reçu du Ciel, t'a procuré à l'avance
toutes tes rentrées hebdomadaires de l'année. En quoi puis-je t'aider main
tenant?"
DE L'OBLIGATION DE FONDER DES ECOLES SUR DES BASES SAINTES
(Extrait d'une lettre du Steipler Rebbe, que son mérite nous protège)
... nous lamentons dans le secret de nos coeurs le fait que de jour en jour, la sainte
Thora et le Judaïsme se dégradent, surtout dans la domaine de l'éducation.
Tout au long de l'exil, tant que l'éducation était transmise de génération
en génération conformément à la tradition qui veut que les études saintes s
oient l'essentiel de l'enseignement et les autres études auxiliaires, nos e
nfants étaient capables de préserver le Judaïsme même dans des circonstance
s difficiles, et la Thora était fidèlement transmise de père en fils et de
génération en génération. Avec les débuts de l'émancipation en Europe il y
a deux cents ans, on commença à changer les programmes et à faire des sujet
s séculaires l'essentiel des études, tandis que les études saintes furent r
eléguées au second rang. Ce fut le début d'une dégradation qui, à chaque gé
nération, vit des milliers de Juifs abandonner leur foi, tandis que ceux qu
i sont restés Juifs se vidaient de toute Thora et de toute pratique. (Un pe
tit nombre de Juifs furent sauvés de ce courant hérétique, et quelques comm
unautés seulement eurent le mérite d'avoir des dirigeants qui surent les pr
otéger de cette influence).
A plus forte raison de nos jours, la corruptio
n atteint des proportions effrayantes vu la propagande massive faite à l'id
olâtrie et à l'hérésie dans les journaux, la radio, la télévision et autres
médias qui ravagent la terre. Même si l'enfant est élevé dans une bonne éc
ole, il faut beaucoup de miséricorde et une grande protection divine pour q
u'il ne subisse pas l'influence de l'environnement, surtout s'il n'est pas
élevé dans une école qui maintient des critères de sainteté, même s'il s'ag
it d'une des meilleures écoles - de celles qui consacrent quelques heures p
ar semaine aux études saintes. Cet enfant n'a pas la possibilité de devenir
un Juif qui a une foi solide dans observance de la Thora, et le peu de Jud
aïsme qu'il aurait reçu n'est pas profondément ancré dans son coeur. Il oubl
iera ce qu'il a appris dès qu'il quittera l'école pour aller étudier des ma
tières séculaires ou non-Juives. Que deviendra la Thora et qui préservera l
e Judaïsnme pour lequel nous avons toujours sacrifié notre vie? Et que dire
de la gloire de D.?
Les quelques rescapés qui restent attachés à la Thora
ont une obligation d'autant plus grande de fonder des écoles sur des bases
saintes et de sauver ce qui peut être sauvé. C'est un mérite énorme, comme
nos Sages rapportent à la fin du Talmoud Yeroushalmi, Traité Brahot: "Rabbi
Shimon Bar Yohay dit: si tu vois que les gens abandonnent la Thora, accroc
he-toi fermement à elle et tu recevras la récompense de tous".
Tous ceux q
ui aident et soutiennent l'établissement de telles écoles et y envoient leu
rs enfants seront récompensés de la récompense réservée aux Tzadikim, dont
le mérite rachète la communauté. Dans la plupart des cas, ils jouiront auss
i de toutes les bénédictions en ce monde, ils réussiront dans toutes leurs
entreprises et les enfants auxquels ils ont donné naissance saintement leur
procureront beaucoup de joies. Ceux-là sont appelés les biens-aimés de D.,
notre rocher et notre part d'héritage.
Ceci étant dit pour la plus grande
gloire de la sainte Thora, dans l'espoir que D. dans Sa bonté infinie, nou
s envoie la rédemption complète.
(Yakov Israel Knivski)
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