PARASHA VAYIKRA
LA PARACHA DE LA SEMAINE: VAYIKRA
"Aman dit au roi Assuérus: "Il est une nation répandue et disséminée parmi les autres nations
dans toutes les provinces de ton royaume; ces gens ont des lois qui diffèrent de celles de
toutes
autres nations; quant aux lois du roi, ils ne les observent point: il n'est donc pas dans l'intérêt du
roi de les conserver". (Esther 3:8)
La Guémara nous enseigne à propos de ce verset: "Il n'y personne qui ne sache dire de médisance
mieux qu'Aman", et il est expliqué en longueur là-bas toutes les causes de sa médisance. "Et
leurs coutumes diffèrent de tous les autres peuples", car ils ne consomment point de notre
nourriture, ils ne marient pas nos filles et ne nous donnent pas leurs filles à marier. "Et les lois du
roi, il ne les observent point", sous prétexte d'avoir à célébrer le Shabat ou Pessa'h.
Puisqu'il est écrit "...et le contraire eut lieu..." (Esther 9:1), "renversons" nous aussi notre
démarche et adaptons le langage d'Aman à notre époque et notre mode de vie. Voici peut-être
dans quels propos l'Amalek d'aujourd'hui s'exprimerait:
En premier lieu, les juifs ne font pas l'armée. De plus, ils ne fêtent pas le jour de l'indépendance
du pays. A part ça, ils étudient dans leur Kollelim et Yéshivot, pendant que nous nous soucions
du futur et du maintient de l'économie et de l'indépendance du pays. Ils freinent la production
nationale en permanence un jour par semaine en refusant tout travail. Y a-t-il plus grande
préjudice que cela que de fermer un aéroport international et des entreprises d'état pour des
prétextes de préservation des traditions? "Aujourd'hui c'est Shabat", "aujourd'hui, c'est Pessa'h",
etc..et encore d'autres excuses du même genre. Et après tout cela, ils accourent à un rythme
affolant pour venir réclamer et toucher leurs droits de sécurité sociale et autres prestations de
l'état.
Voici donc les raisons fondamentales qui prouvent le bien fondé d'Aman de vouloir anéantir le
peuple d'Israël. Et de là provint le premier malheur concret qui consista à consulter le POUR,
c'est-à-dire le sort devant Aman, cherchant d'un jour à l'autre et d'un mois à l'autre le meilleur
moment pour canaliser les forces de la nature et les maintenir sous le pouvoir d'Aman le
méchant, afin qu'il les utilisent pour concrétiser ses desseins haineux et pleins de mauvaises
intentions.
Sache, mon frère, qu'elle a raison cette personne, pour tout celui qui réfléchit d'une manière
logique et cartésienne. Et celui qui ne sait pas qu'il y a Un Gouverneur de toute la terre, qu'il y a
des lois dans la création de l'univers, qu'il y a une volonté du Créateur différente de celle de la
nature, celui-ci ne sait pas que la vérité est exactement l'inverse des arguments d'Aman. Le
Shabath est la source de toutes les bénédictions des jours de la semaine. L'étude de la Torah est la
racine de toutes les bénédictions matérielles dans le monde. Les activités spirituelles, ce sont
elles qui empêchent toutes les guerres, les effusions de sang et la protection du pays.
De plus il te faut savoir que la raison pour laquelle a été prononcé le décret sur le peuple d'Israël
est expliquée dans la Guémara. Les juifs de l'époque n'ont pas écouté Mordéchai qui les avait
averti de ne se joindre au festin du roi. A notre manière, nous pouvons expliquer que puisque
les juifs, D-ieu nous en préserve, n'ont pas emprunté le chemin de la Torah, mais ont suivi la voie
que prennent les autres peuples, alors dans ce cas Aman avait réellement raison, ils avaient raison
tous les accusateurs qui s'en prenaient aux faibles mérites des juifs à l'époque, car "quant aux lois
du Roi, ils ne les observent point: il n'est donc pas dans l'intérêt du Roi de les conserver". (Esther
3:8)
Il ressort en conclusion que lorsqu'ils n'observaient pas les lois du Roi du monde, D-ieu nous en
préserve, il n'était pas dans l'intérêt du Roi de les conserver. Car quel intérêt cela présente-t-il de
maintenir un peuple différent de tout autre. D'un côté, ils n'accomplissent pas la volonté de
leur Créateur, et de l'autre ils ne se soumettent pas au lois du roi du pays. Seulement, lorsqu'ils
ont déchiré leur vêtement, enfilés chacun un sac et fait Téshouva, à l'heure où ils sont revenus à
leur niveau spirituel, et à comprendre que notre peuple est un peuple que lorsqu'il est attaché à la
Torah, à la sainteté, à la spiritualité, à l'accomplissement de la volonté du Créateur, au maintient
des Mitsvot, alors seulement s'accomplit le verset à toutes les époques: "...ce fut le contraire qui
eut lieu, les Juifs allant, eux, prendre le dessus sur ceux qui les qui les haïssaient". (Esther 9:1)
EDUQUER NOS ENFANTS
Don en cachette
(histoire authentique)
On raconte à propos du Maharsha qu'il était Rav et siégeait à la tête du tribunal rabbinique
d'Ostra. A la même époque, il fonda dans la ville une grande Yéshiva vers laquelle affluaient les
plus grands érudits en Torah des quatres coins du pays, se rassembler à l'ombre du Tsadik. Quand
l'endroit devint trop étroit pour tous les contenir, les donataires de la villes décidèrent ensemble
de bâtir un nouveau beit hamidrash, plus grand et plus spacieux que le précédent.
Un des habitants de la ville, tsadik et humble, fuyant les honneurs, arriva discrètement à la
maison du shamash (bedeau) et lui confit qu'il désirait acheter la première pierre à partir de
laquelle se construirait le nouveau beit hamidrash. Cependant, comme il ne souhaitait pas que les
gens de la ville le sachent, il demanda que le bedeau, lors de la vente, annonce lui-même le prix
de son offre: 500 roubles d'argent. Lorsque la vente eut lieu, le bedeau annonça d'entrée le prix
offert par le juif qui désirait cacher son nom. Tout le monde était alors curieux de savoir qui était
l'auteur d'une telle offre. Et même lorsque vint le moment de poser la pierre sur le lieu de la
nouvelle construction, le juif déclina cet honneur et le céda au Maharsha.
Le Maharsha lui-même désirait ardemment connaître l'identité du tsadik donateur qui souhaita
offrir son argent avec tant de largesse pour une si noble cause, et qui de plus ne voulait pas faire
connaître son identité, pour grandir le mérite de la Mitsvah.
L'homme arriva un jour chez le Maharsha, et lui expliqua que bien qu'il n'était pas
particulièrement riche, puisqu'il n'avait pas encore mérité de descendance, il décida de faire ce
don pour la construction du nouveau beit hamidrash de la Yéshiva d'Austria. Lorsque le
Maharsha entendit l'histoire, il le bénit que le mérite de la Mitsvah lui vienne en aide, et qu'il
mérite d'un garçon, et pas ça seulement, mais qu'il mérite que son fils vienne étudier au beit
hamidrash dont la première pierre a
été achetée par son argent.
Et ainsi fut-il, la bénédiction du Maharsha se réalisa, et après quelque temps, naquit au généreux
homme un garçon. Lorsque celui grandit, et parvint à l'âge d'étudier la Torah, son père l'amena à
la Yéshiva du Maharsha étudier la Torah de sa bouche. Cependant les gardiens de la Yéshiva
refusèrent
de laisser entrer le garçon pour cause qu'il était encore trop jeune et qu'il n'avait pas encore atteint
l'âge de rentrer dans la Yéshiva.
Son père se pressa à la maison du Maharsha et lui raconta que les gardiens de la Yéshiva
refusèrent de laisser entrer son fils. Le Maharsha se souvint de lui et de sa promesse et ordonna
aux gardiens de la Yéshiva de le laisser entrer. Bien entendu ceux-ci n'osèrent se soustraire à la
parole du Tsadik et l'enfant put ainsi accéder aux cours tous les jours...
PRIERES DE NOTRE BOUCHE
Chochanat Yaakov
Le Gaon de Vilna zatsal dans son livre Adrat Eliyahou (sur Dévarim), explique ce que signifie
"Bénit" et "Maudit".
"Bénit" s'applique à un homme qui peut rencontrer des périodes bien difficiles tout au long de sa
vie, mais qui en fin de compte arrivera à son
but ultime, qui connaîtra le bien éternel.
Et le contraire à propos de "maudit". Il est possible qu'une personne jouisse de longues années de
confort et de bien-être (illusoires), mais sa fin sera des plus amères.
Ceci, nous l'observons à propos de Mordéchai et Aman. Mordechai fut éprouvé par des périodes
très difficiles. Il fut exilé plusieurs fois de la Terre d'Israël etc. et en fin de compte, il son nom
grandit dans tout le royaume, il revêtit des habits royaux et il mérita le bien éternel.
A l'opposé nous observons Aman. Personne ne connut une aussi grande réussite lui dans ce
monde-ci. A première vue, il était très riche, très honoré, avait beaucoup d'enfants et de pouvoir.
A cause de sa colère sur un seul homme, il avait la force de détruire tout un peuple. Et tous se
prosternaient devant lui. Mais à la fin, il connut l'humiliation la plus grande et entre les deux, le
renversement de situation s'effectua en quelques heures.
De cela nous pouvons voir quelle est la grandeur de la bénédiction qui repose sur les Tsaddikim
et le contraire sur les méchants.
"Et aussi 'Harbona, de mémoire bénie". Il symbolise tout ce qui ce qui arriva alors à tous les juifs.
Comme il était le deuxième plus grand méchant du royaume derrière Aman, il avait la liberté de
continuer avec lui jusqu'au bout. Mais quand il a vu la providence divine, il fit repentance et dit
"Ne voilà-t-il pas la potence?". Et donc il est aussi de mémoire bénie comme les Tsadikim. Et
comme lui toute la génération des enfants d'Israël étaient de véritables Baalé Téshouva après ce
qui leur arriva.
Il faut ajouter à cela l'explication que 'Harbona c'est Elihayou, c'est pour cela que l'on dit
"de mémoire bénie", expression commune à propos d'Eliahou Hanavi. Et l'on mentionnne ceci
afin de réveilller le coeur, qu'il comprenne que tout est un miracle du ciel. (Yalkout Lakah Tov)
HISTOIRE DE NOS SAGES
Le service du coeur à la place du sacrifice
"Un holocauste, sacrifice d'odeur agréable pour l'Eternel" (9:1)
Dans le chapitre consacré à l'histoire du Rav Lopian zatsal, extrait du livre "Lev Elihaou", voilà la
description de la prière du matin:
"Quelle grandeur et quelle magnificence d'observer "le lion", déjà avancé en âge, allant chaque
matin même après 90 ans réveiller les jeunes de la Yéshiva pour la prière du matin, enveloppé
de son Talith et de ses Téfilines, rentrant personnellement dans chaque chambre.
De la même manière, tout celui qui rentrait dans le Beith Hamidrash au moment de la prière
et contemplait et méditait au spectacle qui s'offrait à lui, voyait un véritable camp de guerre
prêt à partir au combat...avec leur arme en main (livre de prières) et leur commandant en tête,
dirigeant les opérations - en prononçant et articulant chaque mot de la prière avec un soin
extrême, sur une mélodie douce et émouvante, suscitant une sainte ferveur aux oreilles de
ceux qui l'entendaient. Abordant les "Psouké Dézimra: "L'exaltation de D-ieu est dans leur
gorge, c'est un glaive à double tranchant dans leurs mains" (Psaume 149:6), puis le Cantique
de la mer rouge. La force de sa voix était impressionnante quand il arrivait à la lecture du
"Shéma Israël" elle tenait les gens à respect tout en les séduisant par sa douceur.
Quand ils arrivaient ensemble au paragraphe de "Vayomer", la majorité des jeunes avaient déjà
achevé la lecture du "Shéma" et attendaient patiemment dans un silence imposant, tous prêts,
écoutant attentivement la voix de leur Rav. Soudain on étendait comme la déflagration d'un
tonnerre grondissant: "vous n'errerez pas après votre coeur et après vos yeux qui vous entraînent
à la débauche".
Et le Rav ciselait chaque mot tel un menuisier sculptant avec outils une oeuvre précieuse, à un tel
point qu'on avait l'impression d'entendre la prière avec tous ses commentaires en même temps.
Incroyable et extraordinaire!
Et les coeurs étaient émerveillés et saisis de stupéfaction, des larmes perlaient aux yeux de certains,
coulant sur leurs joues et venant échoir sur les livres de prières!
Quand le ministre officiant reprenait: "Je suis l'Eternel votre D-ieu", les voix de tous les jeunes
étudiants s'élevaient subitement, eux qui se tenaient et suivaient la prière de leur Rav:
"Cela est vrai, certain, fondé, éternel ...", jusqu'à ce qu'ils arrivent à la Amida, prière silencieuse
Tout celui qui entrait à cet instant pouvait contempler une mer de têtes courbées vers le bas,
dodelinant ensemble sous l'ordre du commandant de compagnie qui dirigeait les opérations,
se tenant droit sans bouger, la tête regardant vers le bas et le coeur lié avec le ciel, devant
le Roi des Rois le Saint-béni-soit-Il. Heureux les yeux qui ont vu tout cela!
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