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PARASHA THAZRIA


LA PARACHA DE LA SEMAINE: THAZRIA

La Paracha de la semaine traite principalement du sujet des affections lépreuses. La lèpre est une sorte de maladie étrange qui apparaît sur la peau et qui n'est pas accompagnée de douleurs ou de maux, c'est un genre de tumeur qui se propage sur le corps. Et à la place de se rendre chez le docteur, l'homme qui a contracté cette affection va chez...le prêtre. Quelles sont les fondements de la maladie, ou quel est le chemin qui va permettre au malade d'arriver à la guérison?

Voici les paroles célèbres du Rambam à ce propos: "La lèpre n'est pas un phénomène naturel du tout et elle n'existait pas dans le monde lorsque les enfants d'Israël étaient intègres avec l'Eternel. Le souffle divin reposait sur eux, leurs habits étaient entretenus miraculeusement, leur maison avaient un bel aspect mais lorsque l'un d'entre-eux venait à pécher, subitement sa peau s'enlaidissait ou alors ses habits ou alors sa maison, pour lui montrer que l'Eternel s'était détourné de lui.

Il est bien connu que la racine de cette maladie et la provenance de ce mal, c'est la médisance. Et comme nous l'enseignent nos Sages de mémoire bénie à propos du verset "Telle est la règle du lépreux" qui peut s'interprêter: "telle est la règle de celui qui dit de la médisance", car lépreux se dit "Métsora" en hébreu et se décompose en "Motsi Ra" qui signifie "sort du mal" (de sa bouche), donc profère des propos interdits pas la Torah.

Et il n'y a paroles interdites qu'entre personnes. Donc en fait, la source de tout cela, c'est la réunion et le lien entre plusieurs individus. D'un côté, bien que l'homme a été créé unique et que chaque personne représente un monde entier à lui seul avec une mission différente de tout autre qui lui a été assignée, de toute manière, telle est la volonté divine que le monde entier soit peuplé d'individus entretenants des relations entre eux, ayants besoin des autres, dépendants de leur entourage, comme dit le verset: "un monde de bonté sera construit" (Psaume 89:3).

D'un autre côté, une personne encoure un grand danger à fréquenter des gens peu recommandables, cela peut l'entraîner à de graves conséquences, il peut perdre le but ultime auquel il est voué. Et s'il en arrive là, à pervertir sa conduite, à pécher, spécialement au niveau de son langage, c'est-à-dire à souiller son moyen de communication, qui lui permet de rentrer en rapport avec autrui, et par lequel il peut réaliser la volonté divine et accomplir son but ultime. S'il en arrive à utiliser cet organe dans le but contraire, la manière de réparer sa conduite passera par l'éruption de la lèpre pour l'individu qui s'appelle en araméen "Séguirouta" qui signifie littéralement "mise en quarantaine", "isolation". Voici donc que dans la nature même de la maladie se dissimule la voie de sa guérison. "Il demeurera isolé, sa résidence sera en dehors du camp" (Vayikra 13: 44-46) "et criera: "impur! impur!". Il méditera alors sur le moyen de réparer sa mauvaise conduite, il scrutera ses actions et son comportement. Quand il trouvera alors le chemin du repentir, il retournera et appellera le prêtre, qui est le dirigeant religieux et qui viendra constater l'évolution de la plaie spirituelle, c'est-à-dire, le degré de repentir de la personne qui le sollicite et qui se traduit directement par des signes d'amélioration extérieure de la personne, après sa période de convalescence.

C'est cela le propre de lèpre. Un cadeau extraordinaire du Créateur afin que les enfants d'Israël demeurent intègres avec Lui. La lèpre est donc une sonnette d'alarme se déclenchant dès qu'un juif tend à s'écarter du droit chemin, pour le ramener et le maintenir à sa place véritable. Et depuis le jour où le peuple d'Israël a été exilé, nous espérons et attendons patiemment tous les cadeaux qui nous serons restitués à l'avenir, et parmi eux, ce baromètre fantastique, et dont une allusion est faite dans la prière de la Amida: "Et Toi, par ta nombreuse miséricorde, agrée-nous, favorise-nous, afin que nos YEUX CONTEMPLENT ton retour à Sion dans la grâce" !!!

EDUQUER NOS ENFANTS

Les Mères d'Israël

Les mères juives ont oublié semblerait-il, le mode de vie de leur propre mère. Nos grand-mères, c'est sûr, ne restaient pas inactives des heures durant, dès le matin lorsqu'elles avaient un moment de libre, confiant leurs enfants à une baby-sitter. Le fondement de leur vie s'inspirait du verset: "Le début de la sagesse, c'est la crainte de D-ieu". Les premières paroles qu'elles chuchotaient à l'oreille de leurs enfants, c'était des louanges intarissables à l'Eternel. A l'âge de trois ans, elles amenaient leurs enfants au 'héder (école maternelle) pour y apprendre la Torah. Elles comprenaient et savaient au fond d'elles-mêmes comme développer chez leurs enfants, sans théorie pédagogique, la volonté d'étudier la Torah, jusqu'à ce que le verset "tu te fatigueras pour elle jour et nuit" devienne l'idéal de leur vie.

Ce que le 'héder ne pouvait enseigner aux enfants, c'était les mères qui le comblait. Ils observaient le comportement de leurs parents, avec quelle admiration et crainte du Ciel, ils s'entretenaient avec les Bné- Torah, avec les jeunes qui étudiaient dans les Yéshivots; ceci enracinait en eux le désir et la volonté de se sacrifier pour la Torah.

Ce n'est pas surprenant qu'un tel rapport, un tel attachement à la Torah et tout ce qui y gravite de tout le peuple d'Israël, constitue un sol des plus fertiles pour y faire germer des géants de la Torah, des hommes de prestiges comme par exemple Rabbi Yéhonatan Ibschitz, auteur du livre "Pné Yéhoshoua" et "Noda BaYéhouda", Rabbi Mordé'haï Bent, le 'Hatam Sofer etc.

Nous voyons clairement, que seul un large réseau d'écoles de Torah et de judaïsme de qualité permettra de réparer cette la dégradation que l'on connait aujourd'hui et de restituer la couronne aux anciens.

En fait, je désire attirer l'attention des parents sur le fait qu'en envoyant leurs enfants dans une école religieuse, il ne se sont pas encore acquittés complètement du devoir de leur éducation. L'école ne vient que compléter ce que l'enfant n'a pas reçu à la maison. La tâche incombe aux parents de trouver le juste équilibre entre ce que l'enfant va apprendre à la maison et à l'école, de toujours garder un oeil ouvert sur l'enfant, d'être derrière lui pour contrôler s'il fait bien les devoirs qu'il reçoit à l'école, de l'empêcher de se lier avec des enfants peu fréquentables, rejetant le joug de la Torah etc.
(écrits de Sarah Schneider).

PRIERES DE NOTRE BOUCHE

Nous voulons remplacer les taureaux
par cette promesse de nos lèvres

Il est écrit: "Armez-vous de paroles (suppliantes) et revenez au Seigneur! Dites-lui: "Fais grâce entière à la faute, agrée la réparation; nous voulons remplacer les taureaux par cette promesse de nos lèvres" (Osée 14:3).
Voici ce que nous enseigne la Torah à ce propos: "Rabbi Abahou a dit: "qu'est-ce qui va remplacer les taureaux que nous sacrifions devant Toi? Les mots de prière que nous disons devant Toi."

La raison pour laquelle le verset mentionne spécialement le sacrifice d'un taureau, c'est pour ne pas que l'on vienne à penser que bien que la prière est considérée comme "sacrifice", elle n'a pas la valeur exacte d'un sacrifice mais seulement qu'elle est "comme si" l'on avait offert un sacrifice.
Et donc qu'elle serait moindre qu'une oblation de fleur de farine, à plus forte raison d'une tourterelle et d'une colombe et à combien plus forte raison de menu et gros bétail. Pour nous sortir de cette erreur, le verset parle "d'un taureau" qui est le sacrifice le plus éminent qu'il y ait.

Et comme raison à cela, il convient d'expliquer selon ce qui est enseigné dans le traité Mena'hot: "Il est dit a propos du gros taureau: sacrifice à l'odeur agréable, puis à propos du petit oiseau: sacrifice à odeur agréable, puis à propos de l'offrande de farine: sacrifice à odeur agréable. Cela pour nous apprendre que bien que l'un apporte beaucoup et l'autre peu, l'essentiel c'est que son coeur soit avec le Ciel."
Et si maintenant l'on viendrait à objecter: "Peut-être que ce sacrifice, l'Eternel le désire pour rassasier sa faim? " On répond à cela: "ce n'est pas pour Moi que vous le sacrifiez mais pour vous" comme il est dit: "selon votre volonté vous offrirez le sacrifice!".

Et puisqu'il est dit à propos des sacrifices: "que celui qui apporte beaucoup et l'autre peu...." comme à notre époque il n'y a pas de temple et que nos sages ont institué la prière à la place des sacrifices (Bera'hot 26), il convient de considérer notre simple prière comme un gras taureau, c'est pour cela que l'on dit: "Nous voulons remplacer les taureaux par cette promesse de nos lèvres", des taureaux précisément!
(Avodat Lelev)

HISTOIRE DES TSADIKIM

"L'homme voit tous les défauts des autres sauf les siens"

On raconte à propos du Maharshal qu'il paya un simple charretier pour qu'il le réprimende. Et qui est plus grand que Rabénou HaGra qui a loué les services du Maguid de Dovna afin qu'il lui serve de réprimendeur.

De même on raconte à propos du Baal 'Hidouché Harim qu'étant encore un jeune homme, il demeura une certaine période près de l'admour de Koznitch. Après cela, il le quitta pour se rendre chez l'admour de Pschis'ha. L'admour de Koznitch souffra terriblement du départ du jeune homme. Le Baal 'Hidouché Harim avait douze enfants et tous quittèrent rapidement ce monde. Le Baal 'Hidouché Harim dit a ce propos: "Je sais et j'en suis persuadé que le décès de tous mes enfants n'est du à la suite de l'intransigeance de l'admour de Koznitch, mais malgré tout j'ai délaissé sa maison. Et tout cela pourquoi? Car chez lui à Koznitch, je ne recevais que des flatteries, tandis qu'à Pschis'ha me reprenait sur chaque défaut. Je n'avais pas besoin qu'on me flatte et me comble d'honneurs sans arrêt, par contre j'avais besoin d'un Rav qui me corrige et me perfectionne mon caractère!

On raconte à propos de Marane HaGris, qui a contribué à la percée du mouvement de Moussar, qu'il était l'objet de dérision dans les journaux, et qu'on se moquaient de lui et lui faisait honte. On raconte entre autre qu'une fois, il réunit tous les adeptes de son mouvement et il prit un poisson salé. Il le pela et le dépeça et dit devant tous ses élèves: "De la mêmen, manière on dépècera la peau de ceux d'entre- vous qui viendraient à pécher!" Quand on raconta cette histoire à Rabbi Israël Salanter, il se renforça et déclara: "Si j'avais su qu'une telle leçon puisse porter ses fruits, j'en aurai fais de même!"

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