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A'HAREI MOT


LA PARACHA DE LA SEMAINE: A'HAREI MOT
(Hol Hamoed Pessa'h et Séfirat Haomer)

Quand un enfant né, il commence à grandir et à se développer à une vitesse incroyable. Quand il atteint l'âge d'un an, son poids à déjà triplé par rapport à ce qu'il était à sa naissance... La plupart du temps, l'enfant est soit en train de manger, soit en train de dormir. Son temps de sommeil, spécifiquement, correspond au temps nécessaire pour la digestion, quand la nourriture qu'il a consommé est convertie dans les parties de son corps et de ses os. En d'autres termes, la croissance et le développement de son corps s'effectuent principalement pendant son temps de repos et de sommeil.

Même après, pendant la période où la croissance physique de la personne cesse, son développement spirituel se poursuit. Il continue à penser, ses traits de caractère continuent à opérer et il est constamment en position de choisir entre le bien et le mal.

De même qu'il existe une période de digestion et de conversion de la nourriture en substance physique du corps, il existe un processus parallèle au niveau du développement spirituel de l'âme. Il y a une période pour apprendre, quand une personne investit toutes ses forces pour l'étude de la Torah. C'est comme le moment de manger. De même, il y a une période où l'âme digère sa nourriture et la convertit en éléments spirituels. C'est une période quand une personne réalise ou concrétise la Torah qu'elle a étudié et qui s'appelle "Kiyoum Hatorah".

Dans nos prières, nous demandons aide à D-ieu que nous parvenions à apprendre et enseigner, à garder et à faire, et à accomplir (kiyoum). En d'autres mots, apprendre et accomplir sont deux fonctions séparées faites à deux moments séparés.

Il y a un moment où la personne doit arrêter d'étudier afin de prendre soin de ses besoins éphémères. Concernant cette période, nos Sages nous enseignent qu'il y a parfois des périodes où la cessation de toute étude de Torah permet son maintient, et cela signifie simplement que les besoins de la vie de tous les jours sont aussi une partie de la volonté divine.

Cependant, il y a aussi une autre explication pour l'affirmation que parfois la cessation d'étude de la Torah c'est son maintient. C'est le moment où la Torah a besoin d'un "kiyoum", un temps pour arriver à l'âme de la personne à digérer sa nourriture spirituelle et la convertir en partie intégrante de son être. Cette période, nous l'avons déjà expliqué, est le temps principal du développement et de la croissance spirituelle de l'individu.

Les fêtes, tout au long de l'année, Shabbath et autres, peuvent être comparées au moment du manger spirituel de tout Israël. Les autres jours de l'années sont comme des périodes de repos, quand a lieu la digestion et la conversion des forces spirituelles. C'est la période de "kiyoum" pour tout Israël et cette description caractérise spécialement le compte des jours du Ômer entre Pessa'h et Shavouth. C'est une période absolument nécessaire à l'esprit pour digérer toutes les enseignements qu'il a absorbé la nuit du séder et 'hol hamoed. Toutes les étincelles de lumière et de sainteté qui ont brillé pendant les jours de fête, doivent être converties en substance spirituelle, comme il est écrit: "Placez-le dans vos coeurs" (Dévarim 30:1). De cette manière, nous serons aptes à recevoir la Torah à nouveau à Shavouth.

PRIERES DE NOTRE BOUCHE

Il y a un verset dans les Psaumes (92:8), que nous récitons durant kabalat Shabbath: "Si tous les méchants croissent comme l'herbe et que fleurissent tous les artisans d'iniquité, c'est pour encourir une ruine irréparable".

Cela est comparable à une personne qui devient gravement malade et tous les docteurs ont désespéré de trouver un remède pour elle. Finalement, un grand docteur parvient à découvrir le médicament qui convient.

Cependant, quand le malade prend le médicament, sa condition s'empire et il semble que pendant un certain temps il oscille entre la vie et la mort. Il dit au médecin: "C'est cela votre médecine et son effet sur moi?"

Le docteur lui répond: "Vous devez savoir que votre maladie a pénétré très profondément dans votre corps. Le puissant médicament que je vous ai administré a extrait la maladie en vous au dehors. Maintenant qu'elle est partie, je peux vous donner un autre médicament qui va vous guérir complètement.

Le verset des Psaumes que l'on récite pendant Kabalat Shabbath renferme la même idée. Nous voyons les méchants croissant comme l'herbe. Tous les artisants d'iniquité germent comme des champignons après la pluie. C'est la manière dont les méchants prospèrent. En d'autres termes, la maladie a apparu sur le corps, mais maintenant, l'intérieur à été nettoyé et purifié. Donc, il y a l'espoir de l'accomplissement de la fin du verset: "pour encourir une ruine irréparable...", c'est-à-dire, pour être exterminé complètement.

HISTOIRE DE NOS SAGES

Rabbi Avraham Elimele'h de Karlin zal, naquit en l'an 5651 (1891) fut assassiné en sanctifiant le Nom divin le 14 Cheshvan 5703 (1943). Le saint Tsadik était une fois assis avec ses élèves le 7ème jour de Pessa'h en train d'étudier et de chanter des chants de louanges en l'honneur de la fête. Par intermittence, Le Rabbi commençait à gémir et à sangloter.

Quand ses élèves lui demandèrent ce qu'il se passait, quelle était la raison de ses sanglots, il expliqua: "J'ai beaucoup de chagrin car la fête de Pessa'h va bientôt s'achever et nous allons la laisser derrière nous. Y a-t-il pour les juifs une fête plus belle que celle de Pessa'h? Pendant celle-ci nous sommes complètement attaché au Créateur. Quel que soit l'endroit où l'on se tourne on rencontre toujours une mistva comme les matsots ou l'interdiction du 'hamets. On ne peut pas détacher son esprit de la fête.

"Mais maintenant" le Rabbi dit avec un sanglot, "nous nous rapprochons des jours habituels. Le manger du 'hamets sera de nouveau permis...Mon coeur est lourd du fait de cette précieuse mitsvah que nous allons délaisser et je suis peiné de l'attachement de ces commandements dont nous devons abandonnner".

EDUQUER NOS ENFANTS

Dans la Hagadah, il est écrit que le méchant fils demande: "Que signifie ce service pour vous?"

Nous répondons citant le verset: "C'est dans ce dessein (matsoth, maror et toutes les mitsvoth pour les accomplir) que l'Eternel a agis en ma faveur, quand je sortis d'Egypte" (Chémot 13:8). L'auteur de la Hagadah stipule: "En ma faveur", pour moi et non pour lui. S'il avait été là-bas, il n'aurait pas été délivré.

Puisque ceci est la réponse au méchant fils, pourquoi ne s'adresse-t-on pas directement à lui? Pourquoi l'auteur de la Hagadah parle soudain à la troisième personne. N'aurait-il pas été plus approprié de dire: "Moi et pas toi. Si tu avais été là, tu n'aurais pas été sauvé" ?

Certains commentateurs répondent à cette question par la parabole suivante.

Une fois, des pompiers furent appelés pour éteindre le feu dans une maison. Quand ils arrivèrent ils commencèrent à asperger d'eau tout autour des maisons sans faire attention à celles qui étaient en feu. Les gens qui se trouvaient là à ce moment se plaignèrent que les pompiers ne furent pas appelés pour asperger d'eau les maisons qui ne brûlaient pas mais pour éteindre le feu dans les maisons qui étaient ravagées par l'incendie.

Les pompiers répondirent: "Insensés, ne voyez-vous pas que la situation de la maison en feu est critique? Il est douteux que nous puissions parvenir à sauver quoi que ce soit. Cependant, aussi longtemps, que le feu ne s'est pas répandu vers les autres maisons, il est possible de les protéger et c'est ce que nous faisons en les aspergeant d'eau".

Il en est de même concernant la réponse au fils méchant. Si l'on constate qu'un enfant tourne mal et qu'il commence à tenir des propos hérétiques et à renier sa foi, avant d'essayer de corriger ses convictions, on doit tout d'abord prendre soin des autres enfants, de les asperger d'eau. L'eau, c'est la Torah. Premièrement, nous devons renforcer les autres enfants et inoculer en eux le remède afin qu'ils ne soient pas brûlé par le feu de l'hérésie.

De plus, le verset utilisé pour répondre au méchant fils est le même que celui pour répondre au fils simple qui ne sait pas poser des questions. En fait, dans la Torah, le verset est utilisé explicitement en référence au fils simple. La raison est que quand le méchant fils pose sa question, le feu de l'hérésie a déjà pris possession de lui et nous devons d'abord nous adresser aux enfants qui n'ont pas encore été infectés. Nous leur enseignons les principes fondamentaux de la sortie d'Egypte et nous les mettons en garde contre les enfants hérétiques: "S'il avait été là-bas, il n'aurait pas été sauvé".

'Leka'h Tov"

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