KORA'H
LA PARACHA DE LA SEMAINE: KORA'H
Nos Sages nous ont enseigné que quiconque porte son regard sur une chose ne lui appartenant pas ne l'obtiendra pas et même ce qu'il possède déjà lui sera repris. C'est ce qui arriva à Caïn, à Bilaam et à Kora'h. Ils convoitèrent ce qui n'était pas à eux. En fin de compte, ce qu'ils désirèrent, ils ne l'obtinrent pas et ce qu'ils avaient déjà leur fut repris.
Cet enseignement de nos Sages peut être compris dans un sens de description d'une punition infligée du Ciel. Cependant, il semble que le contrecoup ou la double punition décrite ici par nos Sages peut aussi être vue comme un fait naturel.
De plus, il a été enseigné dans les maximes de nos Pères qu' "une personne doit connaître sa place" et c'est une des 48 manières par lesquelles la Torah est acquitte. Réciproquement, une personne qui ne connaît pas sa place se manifeste par sa recherche de ce qui ne lui revient pas. Elle ne l'atteindra pas et elle perdra ce qu'elle a déjà. Essayons de découvrir quelles sont les idées profondes cachées derrière une apparemment simple affirmation de nos Sages.
La création et les variations de la vie sont sans limite. Par rapport à l'immensité de la création, l'être humain est un particulier dans un tout. C'est pourquoi il est limité et assujetti. Avant que Adam faute, il pouvait tendre vers les limites de l'infini de la création, mais après qu'il pécha, lui et ses descendants furent restreints dans des limites beaucoup plus rétrécies .
L'humanité est limitée et confinée à l'unique combinaison de pouvoir et de traits de caractères hérités en tant qu'espèce humaine et qui ont été implantées en elles. De plus, chaque individu est limité par ses propres caractéristiques qui le diffère des autres. Par ses capacités, chacun exerce dans son domaine. Il travaille, sert D-ieu, et ses efforts prodigués selon l'étendue de ses capacités reçoivent la bénédiction selon son degré d'engagement. Cependant, au-delà de ces limites, selon le langage des Sages, l'homme n'est pas à sa place mais dans un royaume qui ne lui appartient pas.
Si un homme porte son regard dans un domaine qui n'est pas le sien, alors il ne pourra pas réussir là-bas. Il n'aura pas les capacités requises pour réussir. Pendant qu'il regarde ailleurs, il ne s'occupe pas de sa propre place. Pendant que ses yeux sont au-delà, il néglige ses forces et ses capacités qu'il possède vraiment. En conséquence, quand il porte ses yeux sur une chose ne lui appartenant pas, il néglige ce qu'il a et le perd.
Une personne peut avoir reçu du Ciel de formidables capacités dans un certain domaine. Toutefois, à cause de sa jalousie de quelqu'un d'autre, il néglige ce cadeau du Ciel qui lui a été donné, et va s'occuper d'affaires dans un domaine où il n'a pas la capacité de réussir. Il gaspille sa puissance pour rien et ne verra aucun signe de bénédiction là-bas. Il ressemble à un fermier qui commence à travailler avec les outils d'un horloger, tandis qu'il laisse ses propres outils rouiller. Le fermier ne devient pas un horloger et son propre champs reste en friche et ne donnant pas de fruits, il ne produira que des mauvaises herbes à la place. On ne lui a pas donné la capacité de réussir dans ce qu'il n'était pas et ce qu'il avait, il l'a abandonné lui-même.
Cette leçon est vraie non seulement concernant les activités profanes mais aussi dans le domaine des mitsvoth.
Et c'est ce qui arriva à Kora'h. Ce dernier était très intelligent. Nos Sages posent à ce fait la question: pourquoi s'il était si intelligent, croyait-il avoir un intérêt à rivaliser avec Moshé Rabénou? Ils répondent qu'il était jaloux d'Elizafan ben Ouziel que Moshé avait appointé, selon l'ordre divin, comme prince de la maison de Kéhat. La maison de Kéhat était l'une des trois maisons, l'une des trois subdivisions de la tribu des Lévi, cette tribu spéciale qui accomplissait tous les travaux dans le saint Mishkan. Kora'h était intelligent, mais pas assez sage pour connaître sa place.
Nos Sages nous ont aussi enseigné que le chameau désire des cornes. A la fin, ses oreilles lui furent enlevées. Ce proverbe est aussi applicable à Kora'h.
Le 'Hikouché Harim rapporte au nom du saint Zohar, que Kora'h était destiné à être appointé prince de la tribu de Lévi toute entière. De même que le Grand Prêtre est à la tête de tous les prêtres, de même il était prévu de faire un office dont le dirigeant devait être à la tête de tous les Lévi. Cette position était destinée à Kora'h, bien qu'il ne le savait pas encore à ce moment. A la place, il devint jaloux car il n'avait pas été appointé à la tête de la maison de Kéhat. Non seulement il n'obtint pas ce qu'il désirait, mais le comble, c'est qu'il perdit une plus haute position à laquelle il était destiné.
Cette triste histoire apparaît en allusion dans le nom de Kora'h. En hébreu, son nom signifie "lisse" ou "aride". Kora'h finit "lisse" et "aride" de toute chose.
D'un autre côté, si une personne trouve sa vraie place, alors il devient rempli de joie et de satisfaction. Il se réjouit de son travail et de son service divin. Son travail investi, accompli selon les capacités que le Ciel lui a donné et qui sont vraiment les siennes, le mène sans doute
aux meilleurs résultas.
PRIERES DE NOTRE BOUCHE
"Eternel, notre D-ieu, désire Ton peuple Israël et ses prières..."
Il est surprenant que l'on demande ici que nos prières soient acceptées car nous avons fait la même requête dans la précédente bénédiction: "Shéma Kolénou".
Cependant, nous savons qu'il existe deux compréhensions fondamentales à propos de cette prière. Premièrement, elle est appelée "miséricorde", comme l'explique le Talmud (Béra'hot 20a), parce que son but est de demander la miséricorde.
D'un autre côté, elle est aussi appelée "service". Ceci, le Rambam le cite explicitement au début des lois de la prière. Concernant les mots "Le servant de tout votre coeur" Devarim 11:13), Rashi explique que le service du coeur c'est la prière. Le Talmud (Bera'hot 26b) affirme lui aussi que la prière fut instituée à la place des sacrifices journaliers quand ils furent suspendus quand le Temple fut détruit. Le Code de la Loi (Ora'h 'Haïm 98:4) tire plusieurs lois concernant la prière à partir des lois des sacrifices.
Il y a un verset dans Osée (14:3): "nous voulons remplacer les taureaux par cette promesse de nos lèvres". Le Yalkout commente le verset: "qui va payer pour ces taureaux qui n'ont pas été sacrifiés à cause de la destruction du Temple? Nos lèvres avec lesquelles nous prions devant Toi payeront pour eux."
Ainsi, la prière est aussi un service à la place de celui des sacrifices dans le Temple et probablement pour cette raison nous concluons à la fin de la Amida: "Que cela soit Ta volonté...que le Temple soit reconstruit rapidement de nos jours...et là-bas nous Te servirons..."
Il semble que ce soit la différence entre la requête qui est faite dans ces deux prières. Dans "Shéma kolénou" - Ecoute nos voix - Bénis sois-Tu, Toi qui écoute la prière. Nous Lui demandons d'accepter notre supplication que nous avons présenté devant Lui à travers la 13ème bénédiction dans la section intermédiaire de la Amida. Ces 13 bénédictions sont toutes des requêtes pour remplir nos besoins, et cette bénédiction "shéma kolénou" - Ecoute nos voix - est la dernière de cette section. C'est l'aspect de "miséricorde".
D'un autre côté, quand nous prions qu'Il accepte nos prières dans la première bénédiction de la dernière section qui est appelée "Retsé" et nous demandons qu'il retourne Sa Présence Divine à Sion (au Temple), et le service du Temple, alors nous demandons pour nos prières dans un aspect de "service" d'être acceptées.
De plus, d'après cette différentiation, dans "shéma kolénou" nous Lui demandons d'accepter nos prières avec miséricorde, tandis que dans "retsé" nous demandons seulement que nos prières soient acceptées avec grâce.
(Avodat Halev)
HISTOIRE DE NOS SAGES
Dans la haftara de la parashat Kora'h (extraite de I Samuel 12:19-20), il est écrit: "et tous dirent à Samuel: "Intercède pour tes serviteurs auprès de l'Eternel ton D-ieu, afin que nous ne mourions pas". Samuel leur dit: "Avez-vous servi votre D-ieu avec tout votre coeur?"
Un homme entra une fois dans la chambre du Mezritcher en implorant avec émotion: "Rebbe, je suis venu de très loin. Je n'ai pas d'enfant. C'est la raison pour laquelle je suis venu. Promettez-moi que j'aurai un fils."
"Prie toi-même vers D-ieu et il te sauvera" répondit le Rebbe au juif suppliant.
Il répondit: "Mes prières n'aident pas".
"Dans ce cas", dit le Rebbe, "ce serait mieux si vous me demanderiez de vous enseigner comment prier. Alors vous serez capable de priez pour vous tout seul et vous n'aurez pas besoin de voyager si loin pour venir me voir".
Quand l'homme entendit cette réponse, il quitta la chambre le coeur brisé, avec des larmes coulant de ses yeux. Plus tard, quelqu'un parmi ses élèves demanda au Tsadik: "Rebbe, pourquoi n'avez-vous pas promis de prier pour cet homme comme vous le faites à tous les autres juifs qui viennent vous voir?"
Le Mezritcher répondit: "Quand un autre juif vient vers moi, dans son coeur il croit en D-ieu, mais il vient vers moi car il sait que mes prières sont plus acceptées, alors c'est mon habitude de promettre de prier pour lui. Cependant ce juif à voyagé si loin pour venir me voir car il ne croyait qu'en moi. Je lui ai répondu comme je lui ai répondu afin qu'il désespère de croire en moi. Ainsi, il se mettra à croire en D-ieu et je suis sûr qu'à partir du moment où il croira en D-ieu, il sera sauvé".
EDUQUER NOS ENFANTS
"La seule bouée de sauvetage"
(des écrits de Sarah Schriner)
Femmes et filles d'Israël. Sortez et voyez! Depuis des milliers de générations, notre peuple a vécu avec la Torah. Des millions d'hommes et de femmes, des géants spirituels et des femmes de valeur ont toutes fait convergé leurs émotions, leurs concepts et leurs apparences de cette foi de feu. Le trésor national pour lequel nous avons travaillé et peiné toutes ces générations a été l'étude de la Torah.
Le but du système d'école du Beit Yaacov a été d'assurer un accomplissement de la Torah parmi les femmes, et d"en inspirer avec, l'esprit de nos filles. Ce but ne peut être réalisé simplement en érigeant de magnifiques bâtiments et de spacieuses bibliothèques. Il ne peut être atteint que si Israël étudie la Torah, répandant les eaux des sources au dehors et inspirant les coeurs. Alors seulement la Torah pourra rester gravée comme un mode de vie. Et ceci ne peut être accompli, selon mon opinion, qu'à travers de vraies écoles juives pour nos filles, qui sont attachées aux peuple juif et à leurs traditions.
J'ai voyagé beaucoup et très loin, de ville en ville, et de bourgade en bourgade, pleurant fortement: "Juifs, combien de temps allez vous rester assis placidement, les bras croisés pendant que vos maisons sont en train d'être détruites? Comment pouvez-vous supporter que vos filles s'asseyent à la table de Shabbath lisant des livres de goyim et s'habillant immodestement?"
"Mères d'Israël, comment pouvez-vous être imperturbées, contemplant vos filles s'écartant de plus en plus de vous, jour après jour? Et n'êtes vous pas vous-mêmes aussi emportées par ce même horrible courant?"
"Des écoles pour filles qui sont attentives aux valeurs de la Torah et à nos traditions, dans lesquelles nos filles peuvent recevoir une authentique éducation juive pendant qu'elles sont encore jeunes - ce sont les seules bouées de sauvetage.
Je sais que dans les circonstances présentes, à notre époque, il est très difficile de créer de telles écoles, cependant, avec une forte et courageuse volonté, il est possible de surmonter tous les obstacles.
Réveillez-vous, mes soeurs, dans ces temps historiques critiques, prouvez que c'est ce que vous voulez vraiment et directement, au nom de ce but grandiose: éduquer les filles d'Israël à servir D-ieu, à accomplir les préceptes et les commandements avec dévouement et inspiration, avec tout leur esprit et toute leur âme, jusqu'à leur dernier souffle.
Il existe les filles d'une nation dont l'existence et les fondements ne sont pas basés seulement sur leur pays, comme les autres nations sont liées à leur pays. Mais le mode de vie de ces nations n'est pas celui de la Maison d'Israël, dont l'existence est basée sur l'idée exaltée de la sainte Torah. Seulement à travers elle, et grâce à elle, nous sommes une nation."
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