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BALAK


LA PARACHA DE LA SEMAINE: BALAK

Pourquoi D-ieu a-t-il inspiré l'impie, l'idolâtre Bilaam avec l'esprit de Sa Présence Divine et l'esprit de prophétie?

Nos Sages, de mémoire bénie, nous enseignent que D-ieu ne voulait pas laisser l'opportunité aux idolâtres goyim de prétendre que s'ils avaient eu un prophète comme Moshé, eux aussi se seraient conduits vertueusement. C'est pourquoi, D-ieu leur donna aussi des prophètes et Bilaam en était l'archétype. De cette manière, leurs revendications étaient satisfaites, testées et l'expérience démontra que leur conduite n'en était pas meilleure pour autant.

Comme Bilaam, tous ces prophètes menaient ces goyim idolâtres loin de D-ieu. Formellement, ils faisaient attention d'éviter l'inceste et l'adultère, et même faisaient attention contre les tentations qui pouvaient les mener à pécher. Cependant, Bilaam leur conseilla de transformer leurs filles et de les envoyer se prostituer. Il n'est pas surprenant que la culture occidentale semble marquée par l'influence qui agit contre ces valeurs et l'intégrité de la famille. Le poison avait déjà été distillé dans le berceau de la culture occidentale par le satanique Bilaam.

Néanmoins, il semblerait que la réclamation potentielle des goyim n'ait pas réellement été satisfaite en envoyant un prophète comme Bilaam. Ils pourraient toujours prétendre qu'on leur a envoyé des prophètes qui n'ont pas rempli leur mission, qui les ont pas réprimandé et ramené sur le chemin de la droiture et de la vérité. Si D-ieu leur avait envoyé un prophète de meilleure conduite que Bilaam, comme par exemple, Moshé, alors eux aussi auraient atteint un grand niveau de moralité.

Cependant, la revendication des goyim peut être réfutée par les faits relatés dans la paracha de la semaine. Bilaam lui-même prophétisa sincèrement et annonça aux Midianites: "Comment maudirais-je celui que D-ieu n'a point maudis? (Bamidbar 23:8). Il dit encore: "Voyez ce peuple se lève comme un léopard, il se dresse comme un lion; Il ne se reposera qu'assouvi de carnage, qu'enivré du sang de ses victimes" (les rois midianites qui s'opposent à lui) (Ibid. 23:24).

Maintenant, aussi incroyable que cela puisse paraître, immédiatement après ces témoignages prophétiques, Bilaam et les rois de Midian et Moab s'assirent ensemble pour ourdir leur prochain complot contre Israël. Ils venaient d'entendre les paroles de D-ieu qui sortaient de la bouche d'un médium annonçant une véritable prophétie comme quoi Israël est conduit par un leader surnaturel. Ils le savaient déjà du temps de la traversée de la mer rouge, comme il est dit: "A leur tour, ils tremblèrent, les chefs d'Edom; les vaillants de Moab furent saisis de terreur, consternés tous les habitants de Canaan." (Chémot 15:15). C'est pourquoi, ils recherchèrent Bilaam, voyant en lui en moyen surnaturel d'arriver à anéantir l'ascension d'Israël. Mais quand ce même prophète qu'ils cherchèrent, leur expliqua que leur désir était en vain, et que quiconque tenterait de s'opposer à Israël courait à sa perte, les paroles rentrèrent d'une oreille et sortirent de l'autre. Dès que Bilaam acheva sa prophétie, non seulement ceux qui l'écoutèrent à côté de lui ne prêtèrent pas attention, mais Bilaam lui-même n'entendit pas ce qu'il dit.

Le prophète et le peuple qui l'entourait, tous ensemble s'assirent immédiatement pour essayer de trouver un moyen de contourner la prophétie qu'ils venaient juste d'entendre. Leur comportement est comme celui d'un enfant, et il réfute donc toute protestation comme quoi s'ils avaient eu un meilleur prophète, ils auraient agi différemment.

Il y a en outre, une plus profonde compréhension concertant la prétendue affirmation que si on leur avait envoyé de meilleurs prophètes, alors ils se seraient mieux conduit. Les nations du monde pensent qu'à partir du moment où ils connaissent la vérité, cela leur suffit. Que la vérité n'implique pas un engagement, un travail pratique. Leur prétention est imbibée de l'idée erronée que si seulement ils savaient la vérité, alors leur comportement moral changerait. Mais nous constatons qu'ils savaient la vérité mais n'agirent pas en conséquence. Ils ne permirent pas à la vérité de les changer.

Cette leçon profonde rappelle cet enseignement du Gaon de Vilna à propos de la rencontre entre Shimon HaTsadik avec Alexandre et le philosophe Aristote. Le Gaon prétendit que Shimon HaTsadik avait le pouvoir d'amener le soleil, la lune et les étoiles se tenir au dessus de la table devant Aristote. Cependant, cela ne aurait jamais influencé ce pervers à changer d'un pouce ses habitudes.

Il n'y a pas de formule facile ou de pilule instantanée pour faire changer les habitudes d'une personne. Cela ne peut s'opérer que par un travail intense et ardu. Et même si la personne tombe, elle doit se relever à nouveau. Ce sont les raisons pour lesquelles nos Sages nous apprennent que D-ieu créa le mauvais penchant et créa son antidote: la Torah. Vouloir la comprendre, c'est comme vouloir comprendre un être vivant, dans toute sa profondeur jusqu'aux origines de son âme. Ce ne sont pas quelque dictons pré-mâchés qu'il suffit d'écouter une fois pour trouver remède à son âme. Une personne doit travailler et lutter sur une longue période afin d'accéder à sa réparation. C'est pourquoi, seule la Torah est le remède pour le mauvais penchant.

PRIERES DE NOTRE BOUCHE

"Et à Jérusalem fais nous retourner, par ta miséricorde..."

Bien qu'il apparaît comme le premier mot de la quatorzième bénédiction "Et à Jérusalem" est écrit avec un Vav supplémentaire "Et". Celui-ci se réfère à la Jérusalem surnaturelle (équivalente, dans le ciel, à la Jérusalem terrestre), comme nos Sages nous l'ont dit concernant ce verset, "Le Saint qui réside au milieu de toi, mais je ne viendrai pas dans la ville" (Osée 11:9). D-ieu a juré qu'il ne rentrerai pas dans la Jérusalem surnaturelle tant que la Jérusalem terrestre ne soit pas construite. C'est pourquoi nous prions: "Et à Jérusalem fais nous retourner".

Nous prions "...reviens avec miséricorde". Nous demandons que quand Jérusalem sera reconstruite, elle ne soit pas comme la Jérusalem précédente à propos de laquelle il est dit: "Cette ville a provoqué ma colère et mon indignation..." (Jérémie 32:31), mais plutôt, détourne de nous Ta colère et prends-nous en pitié.

(Ets 'Haïm)

Il y a deux bénédictions dans la prière de la Amida qui commencent avec un "vav" supplémentaire ("Et..."). Ce sont la quatorzième: "Et à Jérusalem..." et la douzième: "Et pour les hérétiques et les délateurs, qu'il n'y ait pas d'espoir". Il en est ainsi car ces bénédictions sont liées à la celle qui la précède.

Quand le Sanhédrin retournera à sa place, alors il sera possible de jugé les corrompus et les pervers. Alors il n'y aura pas d'espoir pour les délateurs car le Sanhédrin sera capable d'éradiquer la perversité de la terre.

Quand les pieux Tsadikim élèveront leurs têtes, et leur réputation et leur honneur sera exalté dans le monde, alors D-ieu retournera dans sa ville avec miséricorde. D'un autre côté, quand les justes Tsadikim sont dévalorisés et la gloire des impies est disgrâcieusement exaltée, alors la Présence Divine demeure avec ses Tsadikim dans leurs tourments. Concernant cela, il est dit à propos du verset: "Et l'Eternel ton D-ieu, te prenant en pitié, te fera retourner de ton exil" (Dévarim 30:3), le mot hébreu pour "te fera retourner" peut aussi être compris comme "Il va retourner". Cela signifie que D-ieu va retourner ensemble avec les Tsadikim.

(Iyoun Téphila).

HISTOIRE DE NOS SAGES

"Quelles sont belles tes tentes, ô Jacob, tes demeures ô Israël" (Bamidbar 24:5). Nos Sages nous enseignent (Sanhédrin 105b) que ce sont les synagogues et les salles d'études.

On posa une fois à Rabbi Naftali Tzvi Berlin de Velozhin, le Netziv, la question suivante: "Rabbi, comment est-il possible pour vous, pendant toutes ces années, de supporter le bruit qui provient des bâtiments de la Yéshiva? Les discussions qui y ont lieu peuvent s'entendre de très loin. Comment, vous, qui habitez tout près, arrivez-vous à supporter un tel vacarme?"

Le Netziv sourit et répondit: "Avez-vous déjà entendu un meunier se plaindre du bruit émanant des meules de son moulin? Bien-sûr que non. Quand il entendit le bruit de son moulin, il sait que ses affaires seront prospères. Le son de la farine qui est moulue adoucit son sommeil.

"Moi, je suis comme un meunier. Le son de la Torah venant de la bouche des étudiants de la Yéshiva m'est agréable et mélodieux. C'est la source de ma vie. Cela me remplit de force et d'encouragement. C'est une douce musique à mes oreilles".

Le Netziv conclut: "Si, D-ieu nous en préserve, ce bruit s'arrêterait, je ne pourrais pas dormir un instant..."

L'histoire caricature typiquement l'amour incroyable et le dévouement que Rebbe Naftali Tzvi portait pour les élèves de la Yéshiva de Volozhin.

Une fois, le père de l'un des étudiants lui dit: Rabbi, mon fils est seulement un enfant. S'il vous plaît, prenez soin spécialement de lui".

Le Netziv lui répondit: "A mes yeux, chacun des quatre cents étudiants qui se trouve dans la Yéshiva est seulement un enfant".

EDUQUER NOS ENFANTS - CRAINTE DU CIEL

Quand votre fils arrive à l'âge d'étudier, ne lui trouvez pas n'importe quel enseignant sans sagesse et crainte du Ciel. Car il est écrit: "La crainte du Ciel est le commencement de la sagesse" (Proverbes 1:7).

(Sefer "Hassidim 155)

Il semble que l'une des exigences requises pour l'enseignant est qu'il doit avoir une grande crainte du Ciel, spécialement au moment où il enseigne aux enfants. Des mots qui viennent d'un coeur empli de crainte et de trépidation entrent dans le coeur des enfants et éveillent chez eux cette flamme divine pleine de crainte et d'amour pour D-ieu. C'est pourquoi il est écrit: "Ces paroles que je t'ordonne aujourd'hui seront sur ton coeur". Puis après il est écrit: "tu les répéteras à tes enfants". (Dévarim 6: 6-7).

Le contraire est aussi vrai. Même si l'enseignant est instruit et érudit académiquement, mais son coeur n'est pas droit avec D-ieu, alors ses mots sont une ruse et détruisent les enfants..."

(Chidouché 'Hatam Sofer, Baba Batra 21a)

"Le début de la sagesse est la crainte de D-ieu..." C'est pourquoi, bien qu'un enseignant doit avoir étudié et être un érudit accompli, il doit en premier lieu, crainte l'Eternel. Bien qu'il doive beaucoup étudier avec les enfants, et faire attention qu'ils comprennent ce qu'il leur apprend, et ne pas devenir confus, il doit d'abord avoir cette qualité de crainte du Ciel. S'il ne l'a pas, alors il est interdit de lui confier ses enfants pour apprendre avec lui. Un père qui ne confie pas ses enfants à un enseignant qui craint D-ieu est excommunié du Ciel. Nos Sages ont enseigné qu'il y a sept types d'excommunions prononcées dans le Ciel et l'une d'elle s'applique à la personne qui n'élève pas ses enfants dans l'étude de la Torah. Cette étude doit être comme la Torah elle-même l'a définit: "afin de craindre D-ieu".

(Kiyoum Hatorah 2:3)

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