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MATOT


LA PARACHA DE LA SEMAINE: MATOT

La disposition de la terre d'Israël est extraordinaire pour deux raisons. Premièrement, la manière dont le pays a été divisé est unique. Deuxièmement, la manière dont les parts du pays du côté est de la rivière du Jourdain ont été héritées par les tribus de Réouven, Gad et la moitié de la tribu de Ménashé est aussi tout-à-fait particulière.

Comme nous le lisons dans la paracha da la semaine, la partie du pays du côté est du Jourdain était riche, fertile et spécialement apte à l'élevage du bétail. Les tribus de Réouven, Gad et Ménashé étaient spécialisées dans cet élevage. Ils leurs semblait que cette région les attendaient particulièrement depuis le début de la création. C'est pourquoi, ils demandèrent à renoncer à leur héritage du côté ouest de la rivière du Jourdain afin de rentrer en possession de la partie est.

Leur requête fut satisfaite, mais à une condition. Ils devaient accepter de servir dans l'armée qui allait traverser le Jourdain. Ils se battraient au côté des autres tribus jusqu'à ce que le pays soit conquis entièrement. Alors seulement, la partie est du pays, déjà occupé par les femmes et les enfants, deviendrait leur possession. Celle-ci était était conditionnelle jusqu'à ce qu'ils remplissent leurs devoirs militaires.

Comme nous l'avons dit au début, la manière dont le pays fut partagé est unique parce qu'il est écrit: "chacun aura son lot selon la désignation de sa tribu paternelle" (Bamidbar 26-55). Le pays fut partagé selon ceux qui quittèrent l'Egypte, même si ceux-ci n'entrèrent pas dans le pays. Le pays fut divisé selon le nombre de ceux qui quittèrent l'Egypte, et leurs enfants qui entrèrent dans le pays se partagèrent les parts qui ont été allouées à leurs pères.

Selon une autre opinion de nos Sages, le pays fut divisé selon le nombres de ceux qui entrèrent en Egypte et ceux qui sortirent d'Egypte. Si par exemple, Réouven et Shimon quittèrent l'Egypte, et Réouven avait dix enfants qui entrèrent en Terre d'Israël et Shimon qu'un seul, alors ils recevaient en tout onze part du pays. Cependant, ces onzes parts étaient divisées également entre Shimon et Réouven, qui quittèrent l'Egypte mais ne rentrèrent pas dans le pays. Les dix enfants de Réouven se divisèrent alors 5,5 parts qu'ils héritèrent de leur père entre eux, alors que le fils de Shimon recevait à lui tout seul les 5,5 parts entières héritées par son père.

Dans n'importe quel cas, nos Sages (Baba Batra 117) résument la manière dont le pays a été partagé: "Cet héritage diffère de tous les héritages du monde. Dans tous les héritages, le vivant hérite du défunt. Ici, le défunt hérite du vivant".

En d'autre termes, le mérite des enfants d'Israël de d'hériter le pays, était réellement dû par le mérite de leurs pères. C'est pourquoi, il a été réparti selon le nombres de ceux qui ont quitté l'Egypte, et non pas ceux qui sont rentré en Terre d'Israël. Et même selon la seconde opinion, selon laquelle le pays a été partagé proportionnellement selon ceux qui sont rentrés, la répartition a été néanmoins été donnée à ceux qui quittèrent l'Egypte et seulement par leur mérite, elle a été transmise à leurs enfants qui entrèrent dans le pays. Les enfants ne firent qu'hériter et ne reçurent pas leur part directement, car ce sont leurs pères qui entreprirent le processus de purification du "fourneau d'acier", les souffrances et les tribulations de l'esclavage d'Egypte, et ils dirent: Tous ce qu'a prononcé l'Eternel, nous l'exécuterons docilement". (Chémot 24:7).

C'est pourquoi, c'est par le mérite de leurs pères, de la génération qui a quitté l'Egypte, que les enfants qui rentrèrent dans le pays et en prirent possession.

De là, nous voyons deux principes opposés en action en même temps. La part ouest du pays fut possédée par le mérite de ce qui se passa dans le passé, et la partie est par ce qui allait se passer dans le futur.

La même chose se passe dans la vie de chacun d'entre nous. Si quelqu'un voit qu'un grand bien et qu'une grande bénédiction lui sont accordés et qu'il ne comprend pas par quel mérite on lui octroie tout cela, alors il se peut bien que ce soit par le mérite de quelque bonne action qu'il accomplira dans le futur. Peut-être, il le gagnera dans le futur, et peut-être le bénéfice n'est pas pour lui, mais reviendra à ses enfants.

Similairement, tout le bien et les bénédictions dont il jouit dans ce monde, peuvent ne pas être dues du tout par ses propres mérites. Cela peut être celui de ses ancêtres et dans ce cas ,il est fort possible qu'il n'en jouisse pas longtemps s'il ne reste pas dans le chemin de ses pères.

PRIERES DE NOTRE BOUCHE

Mes chers enfants, faites très attention à prononcer distinctement chaque mot de Torah, que ce soit des prières ou des louanges, ou que ce soit la paracha lue deux fois avec une fois le targoum (traduction araméenne), chaque vendredi avant Shabbat. Vous devez aussi veiller à cela quand vous lisez le Tana'h. Ceci a été exprimé explicitement dans le code de la Loi juive (Ora'h 'Haïm 61:22) et le Rama là-bas, au nom du Beit Yossef, mentionne le Radak.

Je raporte aussi les paroles du Saint Zohar dans mon livre (Yessod Véshorech Ha'avodah) qui stipule qu'une personne doit faire très attention à propos de ces choses, et spécialement quand elle prononce les lettres "aleph" "ayin" - "heh" "yod", quand ils apparaissent à la fin d'une syllabe. Ils peuvent alors être très facilement avalés, comme je l'ai expliqué dans mon livre, Porte 2, Chap. 3.

Mes chers enfants, un des Sages a déjà testifié qu'il a entendu du prophète Elie qu'une des causes de ce si long exil, c'est parce que nous ne prononçons les lettres et les voyelles distinctement dans nos prières. J'ai déjà expliqué cela dans mon livre (Porte 5, chap. 3). Bien que je sois d'un niveau plus modeste, je peux aussi certifier que ce péché est la cause de la longueur de cet exil amer. Toutes les prières et les louanges qui viennent de notre bouche n'opèrent pas leurs fonctions dans les mondes transcendants parce que les mots des prières et des louanges ne sont pas exprimés d'une manière convenable.

Le Saint Zohar a révélé une mise en garde sur le même sujet à propos du verset: "La chair était encore entre leurs dents, elle n'était pas encore consommée, lorsque la colère du Seigneur éclata contre le peuple" (Bamidbar 11:33). Puisse D-ieu nous sauver. Dans le chapitre de mon livre que j'ai cité plus haut, j'ai recopié les mots du Saint Zohar, où il est expliqué comment nos prières fonctionnent dans les mondes transcendants et comment elles montent pour devenir acceptables à l'Eternel, puisse-t-Il être loué et exalté. Ainsi, elles permettent à nos requêtes de se concrétiser pour hâter la Rédemption. Mais honte à nous et honte à nos âmes...

C'est pourquoi mes chers enfants, je vous avertis strictement à ce sujet. Et veillez à le faire savoir tout aussi bien à vos enfants. Alors D-ieu vous comptera ce mérite pour avoir été attentif à cet avertissement.

Il convient aussi d'exhorter les enseignants des enfants à ce sujet, qu'ils soient précis dans leur prononciation avec les enfants, qu'ils s'appliquent spécialement à dire distinctement les lettres "aleph", "ayin", "heh", "yod" lorsqu'elles apparaissent à la fin d'une syllabe.

(Extrait du Testament de l'auteur de "Yessod Véshoresh Hahavodah")

HISTOIRE DE NOS SAGES

"Construisez-vous des villes pour vos familles..." (Bamidbar 32:24)

Les grands dirigeants de la Torah en Israël se sont toujours souciés et se soucient encore profondément du "saint troupeau", c'est-à-dire des enfants juifs. Leur sacrifice et leur dévouement pour le développement et l'éducation des enfants et sans limite.

En retour, les purs enfants d'Israël ressentent l'amour des vrais Tsadikim. Dans leur précieux petit coeur demeure toujours une place pour l'appréciation spéciale et l'amour des Tsadikim avec leurs sentiments d'admiration et de crainte. Ceci est l'aspect de "de'hilou oure'himou", "crainte et amour".

Une fois, un homme entra dans la pièce du Rabbi Israël de Gour. Il expliqua qu'on lui avait offert l'opportunité d'acheter un appartement à une certaine place. Il voulait savoir si le Rabbi lui conseillait d'acheter l'appartement, et commença à expliquer les avantages et les inconvénients de ce dernier: "celui se situe à tel étage et il y a tant de marches à gravir pour y accéder, et le soleil y pénètre à telle heure.."

Le Rabbi interrompit les propos de l'homme et lui demanda: "Dites-moi, quelle vue a-t-on depuis les fenêtres de l'appartement? Que verront vos enfants quand ils regarderont par la fenêtre ou depuis la terrasse?

"Je vous demande ceci" continua le Rabbi "parce que je sais que dans le voisinage de cet appartement se trouve un club de jeunesse. Si vos enfants pourraient l'apercevoir depuis chez vous, alors n'achetez pas l'appartement Si vos enfants ne peuvent pas le voir, alors vous pouvez l'acheter."

"Vous devez savoir que même lorsqu'une personne considère acheter un appartement, il doit penser en premier lieu à l'éducation de ses enfants. Cette chose est plus importante que tout!"

EDUQUER NOS ENFANTS

Ce qui suit est extrait du Midrash Hagadah (No. 67) qui nous enseigne sur la gravité de faire des voeux et l'effet que cela peut avoir sur nos enfants, à un point que l'on aurait jamais pu imaginer.

Il y avait une fois une femme très riche qui avait dix enfants. Ils étaient tous des Talmidé 'Ha'hamim et étudiaient la Torah toute la journée.

Un jour la femme n'avait pas de pain à la maison et sa servante était partie remplir des seaux d'eau. Elle demanda à sa voisine si elle était disposée à lui cuire du pain car ses fils devaient bientôt rentrer du Beit Hamidrash et elle n'avait rien dans la maison à leur offrir à manger. Sa voisine accéda à sa requête, rentra dans la maison de la femme pour y pétrir de la pâte. Pendant qu'elle confectionnait le pain, deux pièces d'or qui étaient cachées dans son mouchoir tombèrent dans la pâte, mais la voisine ne s'en aperçut pas.

Quand elle retourna chez elle, elle ne trouva point les pièces dans son mouchoir. Elle dit à sa voisine: "Est-ce cela la récompense que je reçois pour t'avoir rendu service? Pourquoi mes pièces d'or sont perdues dans ta maison?"

La dame répondit: "Que D-ieu nous préserve que tes pièces d'or sont perdues dans ma maison".

Les deux femmes cherchèrent dans toute la maison, mais ne les trouvèrent pas. La dame dit à sa voisine: "Certainement, tu les a fait tomber dehors".

Cette dernière répondit: "Je ne pense pas, les pièces sont dans ta maison".

La dame dit: "Si les pièces sont dans ma maison, que je reçoive une mauvaise nouvelle de mon fils aîné".

Immédiatement après, on vint annoncer à la dame que l'ainé de ses fils était décédé. Sa voisine lui dit: "Tu vois que tu a menti. C'est pourquoi D-ieu te l'a fait payé en t'enlevant ton fils aîné".

Elle répondit: "Si cela est vrai, alors que tous mes enfants meurent!"

Et c'est ce qui se passa, le même jour tous ses enfants décédèrent et furent enterrés.

Les Sages furent stupéfaits et leurs yeux en furent affaiblis. En un jour, dix géants de la Torah disparurent. Après les funérailles, la mère endeuillée retourna à la maison. On lui apporta du pain à manger pour réconforter son âme. C'était le pain que sa voisine avait confectionné.

Rabbi Akiva était présent et dit la bénédiction: "...Le juge de vérité". Il rompit le pain et les deux pièces d'or en tombèrent. Rabbi Akiva demanda qu'est- ce que c'était et la défunte mère répondit: "Maître, ces deux pièces d'or sont la cause de la disparition de tous mes fils". Elle lui raconta alors toute l'histoire.

Rabbi Akiva dit: "Malheur à nous au jour du jugement. Regardez ce qui lui arriva parce qu'elle a juré sur une chose qui était vraie. Combien cela sera pire pour celui qui jure faussement!"

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